dilemme

Voilà une image tirée d’un projet en cours. C’est un document de travail (non, pas comme l’autre avec son histoire frelatée d’Hemingway, ici c’est un vrai  essai pour se faire une idée ), il manque le texte, et dans sa version définitive, je n’utiliserai pas d’encre de chine mais du crayon. J’ai bien l’intention de mener ce projet à son terme mais est-ce que ce sera sous cette forme, je n’en sais rien. J’ai tendance à penser que c’est l’histoire qui impose le style de l’illustration. Et ici au départ, en l’occurrence tout commençait bien :  pour changer , j’ai envie depuis quelques temps  d’ utiliser des motifs (papiers peints, textures…), de ne dessiner que les personnages et le décor strictement essentiel. Et ça tombe bien, quand je pense à cette histoire, je la vois illustrée de la sorte. On file pas vers le grand bonheur à toute berzingue dans le soleil couchant là ?

Seulement voilà, je ne me retrouve pas dans ce dessin. En général, quand je dessine, je ressens une évidence (ça a été le cas pour Philomène, pour un autre projet qui sortira bientôt ou pour les animaux montré ici il y a peu (évidence qui n’empêche pas de voir les défauts et faiblesses d’ailleurs). Or, là, non. Pas d’évidence. J’ai l’impression de faire exactement le contraire de ce à quoi j’aspire (et qui est pour l’instant une chimère) : peu de couleurs, de la simplicité. Et pourtant, j’ai cette histoire en tête et je ne la vois pas illustrée autrement. L’image définitive ne devrait donc pas être très différente (on y trouvera du crayon au lieu de l’encre de chine). Je me retrouve dans la situation du serpent qui se mord la queue (sauf que je ne suis pas assez souple). Je suis en train de travailler sur les autres dessins et je me dis que le déclic va se produire. S’il ne se produit pas, c’est que je me serai fourvoyé et qu’il faudra passer à autre chose. Et autre chose, ce sera cette histoire mais illustrée différemment. Restera à savoir comment…. Cruel dilemme (mais un dilemme peut il être autre chose que cruel ?)

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13 réflexions sur “dilemme

  1. Ah ! Le doute fait partie de notre condition. Il est souvent aussi le moteur de changements qui évitent trop de répétition et donc d’ennui. Excitation de la nouveauté ? Des « motifs » de ruptures…

    • Oui, le doute, je le connais bien, on est intime. Là, je pense que mon illustration est une fausse bonne idée (sauf qu’à la maison tout le monde n’est pas de mon avis (:
      Quand ça gamberge pas assez, c’est qu’on bâcle et quand on gamberge trop, c’est que ça n’a pas encore suffisamment mûri.

  2. C’est fabuleux cette envie que tu as de te mettre en danger (artistiquement parlant, pas en lançant un « Salut les tafioles! » au bar des ultras du PSG ;-), ça doit être très stimulant comme démarche. Je me dis que, tant qu’à te lancer dans les papiers peints et les textures, plutôt que d’utiliser ceux qui existent déjà, tu pourrais toi même les créer ou les redessiner : cela serait sans doute plus conforme à ton style et à l’univers qui va avec. Tu t’y retrouverais peut-être un peu plus. J’dis ça j’dis rien.

    • Pour le coup là, il n’y a aucun danger (:
      Le pire qui puisse arriver c’est que ce soit raté (et que ça démoralise (donc rien de grave)) Tu as tout fait raison pour les textures, d’ailleurs c’est ce que j’ai fait (la tapisserie est inspirée d’un motif assez récurrent sur les vieux papiers peints) Mais je pense que si je continue sur cette voie, je ferai des motifs plus originaux.
      Comme quoi, t’as raison de dire ça

    • Oui, ça serait effectivement mieux. Le fait est qu’avec des motifs comme ça il faut du blanc (de toute façon, il faut toujours du blanc (:
      Je pense que la vieille dame n’est pas au point et que mon projet n’est pas assez mûr (je vais le laisser décanter un peu (pas l’abandonner parce que l’histoire m’amuse) et le reprendre ensuite.
      En tout cas merci pour le conseil Yannick, ça alimente ma réflexion sur ces dessins (:

  3. Quoi qu’il en soit, au-delà de ces considérations techniques, et comme pour chacun de tes dessins montrés ici, on a envie de connaître ce qui précède et ce qui va suivre et on se surprend à se raconter une histoire : )

    • Merci Yannick(:
      C’est amusant parce que je me fais souvent cette réflexion sur tes dessins. J’ai toujours l’impression que c’est un extrait d’histoire, qu’il s’est passé plein de choses avant et qu’il va s’en passer plein après

  4. Alors j’arrive après la bataille mais je vais donner mon avis. C’est bien pour ça aussi que tu nous donnes ton avis, non ?
    – Trop chargé. ok motif sur le mur (peut-être un peu plus ton sur ton) mais alors pas sur l’intérieur des portes de l’armoire. + sol blanc. (peut-être moins réguliers aussi les motifs, pour répondre un peu plus à ton trait)
    – Moi je trouve pas mal le contour des personnages à l’encre de chine. Ca permet de les faire ressortir… ce qui serait plus difficile au crayon. (ou alors atténuer les contrastes des couleurs du décor et forcer celles des perso). (ça fait un peu comme dans les « vieux » dessins animés… ce qui est animé est plus contrasté que les décors ou autres trucs immobiles).

    Bon bref… à laisser mijoter donc ! ^^
    avec un bon bouillon cube !

    biz

    • Ton point de vue et les autres confirment qu’il faut effectivement laisser encore reposer. on se noie dans les détails tu as tout à fait raison. Merci de ce retour enrichissant

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